Que cache votre verre de vin ?
Rezhin cherche à défendre notamment le travail des artisans-vignerons. Nous avons une sélection principalement nature, et voici quelques idées du pourquoi.
Cela passe notamment par une question de transparence. Pourquoi les ingrédients du vin ne sont-ils jamais affichés sur l'étiquette ?
Le vin est le seul produit de consommation humaine dont on ne liste pas les ingrédients, sachant qu'une bouteille de vin "conventionnel" peut contenir plus de 800 additifs différents ! Même une bouteille d'eau affiche sa composition. Sur ce point, la réglementation vient d'évoluer et on trouve maintenant sur les millésimes les plus récents un code barre permettant d'avoir un peu plus d'information sur ce qui est dans la bouteille. Cependant, cela reste un peu limité par rapport aux autres boissons ou aliments.
On peut regretter le mouvement de standardisation du vin, poussée par une œnologie moderne qui a trop longtemps cherché à plaire à un palais mondialisé, comme ça a été le cas avec la "parkerisation" de Bordeaux : de grands vins ont été dénaturés pour correspondre à un goût standardisé, au mépris de la spécificité locale du millésime. Le manga japonais Les Gouttes de Dieu dit qu'un grand vin est la rencontre magique entre un terroir, une année et un vigneron. Comment cette magie peut-elle opérer si elle est diluée par les intrants ?
Il convient de ne pas être naïf pour autant : la vigne et la vinification demandent du travail. Mais on peut espérer une intervention humaine minimale dans le procésus de vignification. Et on peut se questionner sur l'usage de levures industrielles sélectionnées en laboratoire pour formater les arômes : chez REZHIN on veut goûter l'unicité du raisin, pas un produit modifié dans un laboratoire pharmaceutique.
Et qu'en est-il du débat sur les sulfites ?
Le vin "sans sulfites" n'existe pas : les sulfites sont créés naturellement lors du processus de vinification, c'est un sous produit naturel de la fermentation (et on en trouve aussi naturellement dans le fromage notamment). Le vrai problème réside dnas la quantité ajoutée : les sulfites sont utilisés partout en conventionnel (dans les champs contre les maladies, pour stériliser les fûts de bois, au pressurage, à la mise en bouteille, etc...).
Le résultat ? Même sans formule magique, on peut constater qu'après quelques verres de vin naturel, les lendemains de fête n'ont pas le même goût de mal de crâne...
Un pari risqué mais nécessaire
Produire un vin aussi pur demande un courage immense de la part des vignerons. Pour garantir un haut niveau de qualité sans béquilles chimiques, beaucoup de travail en amont, pour avoir des raisins les plus sains possible, il faut parfois réduire les rendements dans les vignes et également accepter le risque de perdre une cuve entière si la fermentation tourne mal.
Ce choix a un coût, et les vins natures sont souvent plus chers. Cepenant le jeu en vaut la chandelle
Nous voulons croire que le moment est venu de revenir vers une approche holistique de la viticulture. Une approche qui valorise la protection de l'environnement, l'esprit d'entreprise, la passion des vignerons et une relation plus saine et naturelle avec notre nourriture et notre vin.